RADIO 5 "La radio d'hier et d'aujourd'hui"
Sur: http://www.radionomy.com/fr/radio/radio-5-la-radio-d-hier-et-d-aujourd-hui
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Naissance de Radio 5 le 16 Mars 2012 à 13h02
Le samedi 20h00 à 00h00: Les Carnets du soir
Le dimanche 09h00 à 12h00: Au fil de temps (le retro)
Le dimanche 18h00 à 20h00: Au fil du temps (Rediffusion)
RADIO 5 La Radio d'hier et d'aujourd'hui
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En France, l'origine remonterait à Napoléon au début du 19ème siècle. Le gouvernement Français la reconnaît officiellement en 1929 puis sera inscrite en 1941 sur le calendrier. En 1950, elle est définitivement officialisée par une loi qui consacre une journée afin de célébrer les mamans.
C’est traditionnellement l'occasion, pour les enfants et le papa, d’offrir un cadeau. Souvent, les écoliers confectionnent un objet qu'ils offriront à leur maman le jour de la célébration.
A suivre sur Radio 5 La radio d'hier et d'aujourd'hui.
Bonne Fête à toutes les Mamans, 4 heures pour les Mamans, dans l'émission au Fil du Temps de 9 heures à 13 heures ce dimanche 3 Juin 2012.
A PARTIR DU 20 MAI 2012 du lundi au vendredi et le dimanche à 13 heures ------- Pierre Dac dans 3.14.116 en douze chapitre
Rendez-vous avec Radio 5 La radio d'hier et d'aujourd'hui
André Isaac, dit Pierre Dac, né le 15 août 1893 à Châlons-sur-Marne et mort le 9 février 1975 à Paris, est un humoriste et comédien français. Il a également été, pendant la Seconde Guerre mondiale, une figure de la Résistance contre l'occupation de la France par l'Allemagne nazie.
Il est issu d'une modeste famille juive d'Alsace, originaire de Niederbronn-les-Bains et installée après la défaite de 1870 à Châlons-sur-Marne où le père est boucher. Il naît dans cette ville au 70 rue de la Marne. Mobilisé en août 1914 au lendemain de son vingt-et-unième anniversaire, il revient du front quatre ans plus tard avec deux blessures, dont une d'un obus qui lui a raccourci de douze centimètres le bras gauche. Après la Première Guerre mondiale, Pierre Dac vit de petits métiers à Paris. Dans les années 1930, il se produit comme chansonnier dans divers cabarets, notamment la Vache Enragée, le Coucou, le Théâtre de 10 Francs, le Casino de Paris, les Noctambules, et la Lune rousse à Montmartre. Sarvil lui écrit de nombreux textes pour ses spectacles. En 1935, il crée une émission humoristique de radio La Course au Trésor et en anime une autre la Société des Loufoques qui remportent un grand succès.
En 1938, il fonde L'Os à moelle, organe officiel des loufoques, une publication humoristique hebdomamaire au nom inspiré par François Rabelais et par son père boucher (le mot loufoque vient de l'argot des bouchers, le louchébem, et signifie fou) qui a pour collaborateurs le chansonnier Robert Rocca, les dessinateurs Jean Effel, Roland Moisan, etc. Dès son premier numéro, il annonce la constitution d'un « Ministère loufoque », dont les portefeuilles ont été distribués « au Poker Dice ». Ses petites annonces — dont la plupart rédigées par Francis Blanche qui débutait alors — vendent de la pâte à noircir les tunnels, des porte-monnaie étanches pour argent liquide, des trous pour planter des arbres, etc. Le monde de cette époque pratiquant un style différent de loufoquerie, le journal — dès l'origine très anti-hitlérien — disparut après son dernier numéro (no 109) le 7 juin 1940. L'équipe du journal est contrainte de quitter Paris alors sur le point d'être occupé. Il reparaîtra épisodiquement en 1945-1946, puis vers 1965, avec des talents nouveaux comme René Goscinny (Les aventures du facteur Rhésus) et Jean Yanne (Les romanciers savent plus causer français en écrivant).
Réfugié en 1940 au 42 boulevard de Strasbourg à Toulouse (une plaque commémorative l'attestant: Ici ont vécu en 1940-41 Pierre Dac speaker de la France Libre et
Fernand Lefevre commandant du groupe Lorraine et d'ici s'évadèrent en novembre 1941), Pierre Dac décide de rejoindre Londres dès 1941, mais est
arrêté deux fois lors de ses tentatives de traversée des Pyrénées, incarcéré à la Carcel Modelo (prison Modelo) de Barcelone au premier essai, puis à Perpignan au second. Il finit par être échangé pour quelques sacs de blé, en transitant par le
Portugal pour rejoindre Alger, puis enfin Londres.
Devenu alors l'humoriste des émissions en français « Les Français parlent aux Français » de Radio Londres à partir de 1943, il y parodie des chansons à la mode (Les gars de la Marine devenant « Les gars de
la Vermine », Ça fait d'excellents Français, Horst-Wessel-Lied) pour brocarder le gouvernement de Vichy, les collaborationnistes et le régime nazi. Il fut, parmi
d'autres, la voix du slogan célèbre de Jean Oberlé : « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » sur l'air de la Cucaracha.
Lorsque, le 10 mai 1944, Philippe Henriot, sur Radio
Paris, s'en prend à Pierre Dac en notant ses origines juives et mettant en doute son intérêt pour la France par un : « La France, qu'est-ce que cela peut bien signifier pour
lui ? », l'humoriste lui répond le lendemain sur Radio-Londres dans un discours lapidaire baptisé « Bagatelle sur un tombeau », et dans lequel il déclare que son frère Marcel,
décédé au front lors de la Première Guerre mondiale, a bien sur sa tombe l'inscription « Mort pour la France », alors que sur celle de
Philippe Henriot on écrirait « Mort pour Hitler, fusillé par les Français ». Effectivement, Henriot est abattu par la résistance quarante-cinq jours plus tard.
À la Libération, il rentre à Paris où il est reçu apprenti à la loge « Les Compagnons ardents » de la Grande Loge de France le 18 mars 1946. Il en restera membre jusqu'en 1952 et rédigera une parodie de rituel maçonnique devenue célèbre dans la franc-maçonnerie française, "Grande Loge des Voyous, Rituel du Premier Degré Symbolique". Il revient au cabaret mais aussi au théâtre sur les scènes parisiennes (l'ABC, Les Trois Baudets, l'Olympia, l'Alhambra, le Théâtre de Paris, le Théâtre Édouard VII, etc.).
Il forme à la même époque avec Francis Blanche un duo auquel on doit de nombreux sketches dont le fameux Le Sâr Rabindranath Duval (1957), et un feuilleton radiophonique, Malheur aux barbus, diffusé de 1951 à 1952 sur Paris Inter (213 épisodes), et publié en librairie cette même année ; personnages et aventures sont repris de 1956 à 1960 sur Europe 1, sous le titre Signé Furax (soit 1 034 épisodes). Ces émissions sont suivies par de nombreux auditeurs. Plus tard, entre 1965 et 1974, en compagnie de Louis Rognoni, Pierre Dac crée la série Bons baisers de partout (740 épisodes), une parodie des séries d'espionnage des années 1960, diffusée sur France Inter.
Il a été surnommé par certains le « Roi des Loufoques », pour son aptitude à traquer et créer l'absurde à partir du réel.
Son texte Le biglotron fut souvent cité par les amateurs de dépédantisation. Il est l'inventeur du Schmilblick, qui « ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout. Il est rigoureusement intégral ! ». Le mot « Schmilblick » sera repris par Guy Lux pour un jeu télévisé (hérité de "La Chose" de Pierre Bellemare sur Radio-Luxembourg), puis par Coluche pour une parodie de ce jeu restée célèbre.
Entre 1964 et 1966 il fait reparaître L'Os à Moelle. En 1965, il se déclare candidat à la présidentielle, soutenu par le MOU, Mouvement ondulatoire unifié, dont le slogan était : « Les temps sont durs ! Vive le MOU ! ». Il désigne deux de ses futurs ministres : Jean Yanne et René Goscinny. À la demande de l'Élysée, et pour ne pas se fâcher avec le général de Gaulle, l'ancien résistant renonce et abandonne sa campagne[10].
En 1972, un square et une statue sont inaugurés en son honneur, à Meulan. Devant les photographes, Pierre Dac et Francis Blanche posent à leur manière, c'est-à-dire en satisfaisant sur le monument un besoin naturel.
Malgré le succès, Pierre Dac est resté un homme modeste, presque effacé. Il est mort dans la plus grande discrétion. « La mort est un manque de savoir-vivre », avait-il repris d'Alphonse Allais. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 87).
Pierre Dac est chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918, 1939-1945, deux palmes et cinq étoiles, médaille de la Résistance. A suivre sur votre radio RADIO 5
CHRONIQUE SUR RADIO 5
du lundi au vendredi à 10 heures et 18 heures
http://yvesvianney.e-monsite.com/
RADIO 5 - Château des Longues
Allées
88 Rue Jeanne d'Arc
45800 Saint Jean de Braye
Vive remerciement à Jean-Pierre AUFORT pour la maquette de l'autocollant RADIO 5
RADIO 5 tout le monde comprend et le chiffre 5 notifie l'ordre d’entrée en scène de ce projet.
RADIO 45 – RMPI – OFM – et EPSILON, donc le nom était tout trouvé «RADIO 5»
L’histoire des médias retiendra plus précisément la date du 6 mars 1982 à la Préfecture du Loiret, date à laquelle furent déposés les statuts de l’association ADCIL «Action du Développement et de la Communication et de l’Information Local»
A la base du projet, trois personnes, Bruno et Eric WASTIAUX et Daniel KIRSCH.
Très implantés dans le milieu associatif, ils souhaitaient traduire sur les ondes leurs attaches dans ce mouvement et surtout à la musique.
Le socle financier de RADIO 5 sera d’ailleurs associatif, les moyens sont loin d’être colossaux: une subvention municipale de 12.000 Francs (1.830€), une mise de fonds personnelle et le produit de quelques manifestations pas l’association.
La petite équipe de RADIO 5 travaille d’arrache-pied pour finir d’aménager les locaux prêtés par la Mairie de Saint Jean de Braye.
Pour les locaux bien que très vétustes, situés dans l’aile droite du Château des Longues Allées, à Saint Jean de Braye RADIO 5 première radio locale de la région à être véritablement à la campagne, puisque le château est dans un immense parc de verdure.
RADIO 5 à surveillé le recrutement des futurs animateurs par l’intermédiaire de Daniel KIRSCH responsable des futurs programmes. RADIO 5 souhaite que tous les participants de ce projet soient des personnes responsables. RADIO 5 démarrera avait dit M. Eric WASTIAUX, le Président de l’association le 15 octobre 1982 avec un programme de qualité sur la fréquence 100.5 Mhz.
Le 15 octobre 1982 RADIO 5 sera réduit au silence faute d’avoir trouvé les soutiens financiers.
Le 23 novembre 1982, démission du Président de l’association de RADIO 5, Eric Wastiaux nomme par écrit Daniel KIRSCH, Président par intérim jusqu'à la prochaine assemblée. Très vite une assemblée Générale de ADCIL est prévue pour le 14 décembre 1982 pour la liquidation de l’association, mais au cours des débats de nouvelles idées surgissent et Daniel KIRSCH sera élu Président. L’équipe sera entièrement recomposée par des nouveaux membres. Ce même soir le nouveau Président avec Michèle MARTIN qui devient le véritable «bras droit» de la future radio. Ils sont bien décidés à tous mettre en œuvre pour la réussite de ce projet.
Une demande d’autorisation est formulée auprès de la Haute Autorité, et RADIO 5 sera autorisé avec la fréquence 99.6 Mhz 6 (le 7 janvier 1983)
Avec l’aide des commerçants et surtout le bénévolat, les locaux pourront être aménagés en véritable studio.
Daniel KIRSCH et Michèle MARTIN ont participé personnellement au financement du matériel avec quelques commerçants. Mais RADIO 5 ne veut pas en rester là, le pari est engagé et ils veulent émettre pour le 1er avril 1983 et refuseront la publicité à l’antenne.
Le 20 mars 1983 à 19 heures, le générique de la station retenti la première fois pour les essais de RADIO 5, 5 heures d’animations par jour par différentes personnes pendant 11 jours, sur la fréquence 100.5 Mhz.
Le 1er avril 1983, RADIO 5 place une véritable grille de programmes de 6 heures du matin à minuit. Quelques semaines plus tard, les auditeurs peuvent entendre l’aboutissement de mois d’efforts et de réflexions avec les 60 animateurs et quel succès pour tous.
Le 1er mai 1983, par suite de modifications techniques la fréquence de Radio 5 sera sur le 102 Mhz et ceci jusqu’au 17 septembre 1983.
A titre exceptionnel et afin de permettre à RADIO 5 de partir sur de bonnes bases de départ. Le conseil municipal réuni le vendredi 27 mai 1983, sous la présidence de Monsieur Jean Pierre Lapaire, maire, lors de cette l'assemblée une subvention de 12 000 francs (1830€) est accordée à l'association A.D.C.I.L.
La subvention d'état de 10 000.00 Francs (15.245€) tombera bien à pic quelques mois plus tard.
Depuis quelques semaines, les animateurs de RADIO 5 sont sujet à de nombreuses menaces téléphoniques, injures et autres compliments. L’escapade a été franchie, le 9 juillet 1983, un drame est survenu, l’équipe du matin entre dans les studios et à sa grande surprise le matériel avait été volé (platines, micros, tables de mixages, etc... ) Une réunion d’urgence de travail est programmé ce même jour à 7h30 entre Daniel KIRSCH et Michèle MARTIN et à 8 heures leurs conclusions est «nous réémettrons dans les 24 heures et cette fois-ci 24/24»
Le 18 septembre 1983, RADIO 5 passe en STEREO et profite d’inaugurer la fréquence autorisée par la Haute Autorité le 99.6 Mhz.
Lors de l’assemblée annuelle, Daniel KIRSCH est réélu à 90% le 25 juin 1984 à la tête de RADIO 5. Quelques jours plus tard le 28 juillet 1984 (en l'absence de Daniel KIRSCH) une seconde assemblée générale est convoquée par certains membres souhaitant faire évoluer RADIO 5 par un financement commercial par la publicité. Daniel KIRSCH s’y était déjà très fortement opposé à plusieurs reprises dans le passé, et il sera congédié du conseil d’administration restreint le 28 juillet 1984.
Une nouvelle aventure, une nouvelle équipe transformant RADIO 5 en radio commerciale.
Période du 29 juillet 1984 au 31 mai 1985.
Pierre Pagès, venu remplacer l’ancien Directeur Daniel KIRSCH le 2 août 1984, il y aura un salarié, le Directeur adjoint Pascal Thauvin, il ne reste plus d’une cinquantaine de bénévoles qui travaillent en rotation chaque semaine. Pierre Pagès déclare un budget prévisionnel pour l’année 1985 de 300.000 Francs (45.000€)
Quelques titres d’émissions changent, les rapports avec les concurrents son bons en général, mais avec la presse écrite, les rapports estimés comme «exécrables» avec la République du Centre. Les communiqués d’associations qui mentionnent RADIO 5 sont boycottés. Avec les autres médias, rapports assez bons mais peu développés. Principal concurrent de RADIO 5, Radio FAR, qui tente de mener la même politique d’ouverture vers les associations et présente des programmes musicaux similaires. La principale qualité est l’ouverture aux associations, raison d’être de la radio «depuis ses débuts» Qualité également des programmes rétros «des animateurs de l’ancienne équipe» et des émissions musicales spécialisées le soir pour les jeunes. Au chapitre des défauts, l’abandon de l’émission de cinéma, la mauvaise gestion jusqu’en juillet 1984, a obligé à une réorganisation complète. RADIO 5 la radio «assos» par excellence, vit pour et par les associations.
On se rappelle le début de la radio : option résolument intellectuelle, avec des émissions culturelles multiples avec de larges débats sur le cinéma «un Directeur de salle orléanais s’est même associé brièvement aux actions de RADIO 5» qui a pu faire dire à certains de ses animateurs qu’on n’avait jamais été dans les radios locales, aussi près de France Culture.
RADIO 5 se réorganise sans toucher à ses grandes orientations du début, pas de journaux d’actualité, des émissions musicales et un large temps d’antenne accordé aux mouvements associatifs. Mais même avec une nouvelle direction, il semble pourtant que les tensions internes ne se soient pas totalement relâchées, certains échos font part de radiations de membres de l’association.
Grace à de nombreux appels sur les ondes de RADIO 5 en décembre 1985, Pierre Pagès est parvenu à rassembler
plus d’une centaine de jouets, cadeaux de Noël destinés aux enfants déshérités de la commune. Son appel n’a donc pas été vain et les Abraisiens ont fait preuve d’une grande générosité en envoyant
de nombreux dons en espèces et en nature. La poésie et la sensibilité étaient au rendez-vous ce samedi 29 décembre 1985. Mais un kilomètre à pied ça use, ça use … Elle tient au cœur des Orléanais
sentimentaux, elle fut la première à émettre 24h sur 24. Deux kilomètres à pied, ça use, ça use … Il y a peu de temps encore une soixantaine d’animateurs faisaient la course de relais-micros pour
conserver l’image de RADIO 5 donnée par Daniel Kirsch. Trois kilomètres ça use, ça use… Quatre kilomètres à pied ça use, ça use….. Au niveau chefs, cheftaines et louveteaux, la
bonne volonté n’a mené à rien de consistant… Cinq kilomètres à pied, ça use les idées… mais ça n’use pas la langue, la langue… Autres temps, autres mœurs RADIO 5 troque ses
pataugas contre des baskets blanches toutes neuves. Un coquelicot aux lèvres, elle devient la radio loisirs, plaisirs, plaisirs… C’est frais et
pimpant, comme la nouvelle équipe du Président saint Pierre. De belles émissions toutes frétillantes, la "spéciale" Hollywood, tout droit de
Californie, avec les derniers tubes à étoiles et des interviews de stars d’outre-Atlantique. Toujours la vie de château pour les G.A «lire gentils animateurs»
qui continent à investir celui des Longues Allées. Le mini-studio s’est agrandi et un frigo est enfin à la disposition des participants pour satisfaire les besoins d’alcoolémie. Pénétrer dans la
station n’est pas une sinécure, car l’accès des locaux est fiévreusement gardé par les «sept mercenaires» du conseil d’administration «conséquence
d’un vol qui s’est produit en juillet 1983» Donc, si un lot est gagné à l’antenne, il faudra alors faire preuve de patience et de compréhension. Par contre si l’on est invité, on pourra seulement
à ce moment là gravir le charmant escalier avec prudence et y rencontrer éventuellement ses animateurs de cœur.
En juillet 1984, pour ce qui concerne l’écoute des radios d’Orléans, les résultats placent O.F.M en tête avec 38%, suivie de RADIO 5 à 33.9% (en baisse part rapport à 1983/1984) suivie de Vibration 32.9%, 96.4 à 25.5%.
Fin mai 1985, démission après un an de service du Président de RADIO 5 Pierre Pagès s’explique:
#### Je dois la vérité aux auditeurs sur mon départ de RADIO 5 qui, d’après les divers témoignages de sympathies que j’ai reçus, les a laissés sur un grand point d’interrogation. Comme un journal local l’avait relaté dans un précédent numéro sur «la bande FM» passée au crible, RADIO 5 après une crise profonde s’est réorganisée sans toucher a ses grandes orientations du début de la radio. Mais cette réorganisation ne s’est pas accomplie sans quelques remous notamment par la radiation de membres qui de part leur comportement portaient préjudice à la dite radio. Mon but, vivre pour et par les associations en leur ouvrant largement notre antenne ce qui à été fait. Avoir gardé le statut associatif à but non lucratif pour une radio locale n’ayant aucun sponsor ce qui n’était pas évident. La possibilité alléchante d’avoir recours à la publicité «décision de la Haute Autorité» a été à mon avis un piège dans lequel beaucoup de radio sont tombées. Il faut bien savoir que dès qu’une radio a opté pour de la publicité sur ses ondes, elle ne peut plus prétendre à une subvention de la Haute Autorité.
«Un petit rappel: Lors de l’assemblée générale annuelle, Daniel KIRSCH est réélu à 90% le 25 juin 1984 à la tête de RADIO 5. Quelques jours plus tard une seconde assemblée générale est convoquée par certains membres souhaitant faire évoluer RADIO 5 par un financement commercial par la publicité. Daniel KIRSCH s’y oppose très fortement et sera congédié du conseil d’administration restreint le 28 juillet 1984»
Mettre en place un service efficace nécessaire à la prospection publicitaire, n’ayant recours qu’aux membres bénévoles de l’association, ce n’est pas concevable. Le conseil d’administration, en accord avec moi, décida donc de créer un emploi d’attaché commercial dès septembre 1984. Les mois ont passé et RADIO 5 a remonté la pente pour arriver en 3e position (un an plutôt la radio était en 2e position) La situation financière, malgré les charges relatives à la création d’un emploi, était satisfaisante.
Tout allait pour le mieux pouvait-on penser ? Et bien non ! J’avais tout simplement oublié un détail: Le château des Longues Allées appartient à la ville de Saint Jean de Braye. Celle-ci met à la disposition quelques pièces de l’aile droite du château gratuitement, à charge de l’association d’y effectuer les travaux nécessaires à son fonctionnement. En juin 1985, curieusement la municipalité décide de négocier une nouvelle convention, en y modifiant les «devoirs» de RADIO 5. Convoqué à une séance de travail par M. le Maire, je me suis rendu compte rapidement que cette soi-disant séance de travail ressemblait plus à un réquisitoire. En clair voici ce qu’étaient les exigences de M. le Maire: Imposer un membre du conseil municipal au sein du conseil d’administration de RADIO 5, membre élu d’office, disposer de temps d’antenne. Je rappelle que RADIO 5 se veut apolitique, donc sans information de ce genre. Pourquoi avoir attendu un an pour décider d’une ingérence au sein de cette radio ?
En ce qui me concerne, Ces conditions étaient inacceptables, RADIO 5 est libre et devait le rester, pas question pour moi de faire de concessions, or la situation était claire : RADIO 5 au château des Longues Allées d’accord, mais sans Pierre Pagès Président (petit rappel du temps de la présidence de Daniel Kirsch, cette convention ne prévoyait pas cette close) «écrit de Pierre Pagès en date du 26 septembre 1985» ####
Période du 1 juin1985 à mai 1988 (avec de l’intérim) -
RADIO 5 changement de capitaine, les directeurs passent, la radio demeure, telle est la devise de RADIO 5. Après Daniel Kirsch parti le 28 juillet 1984, c’est au tour de Pierre Pagès d’abandonner le navire, après un an de commandement, c’est Pascal Thauvin qui assure l’intérim, et il affirme que le navire RADIO 5 continue sa route sans changement de cap.
L’originalité de cette radio qui avait crée la grande surprise à ses débuts, reste largement ouvert aux infos loisirs, spectacles, cinémas, associations… Ils restent une trentaine d’animateurs pour assurer les émissions 24h/24. Les informations de type général, politique, sport, économie, sont toujours proscrites ce qui fait dire à Pascal Thauvin que l’ingérence de la municipalité de Saint Jean de Braye – redoutée par Pierre Pagès – ne peut pas se produire. M. J. Boutonnet, parlant au micro de RADIO 5. En tant qu’élu c’est exclu, déclare Pascal Thauvin par contre s’il écrit un livre, nous donnerons volontiers la parole à l’auteur. En ce qui concerne le départ de Pierre Pagès, Mme M. Combaud, élue municipale chargée de la communication à Saint Jean de Braye, nie que l’indépendance de RADIO 5 ait été remise en cause par la présence d’un élu au conseil d’administration, présence qui ne date pas de l’été 1984 «du temps de la présidence de Eric WASTIAUX et de Daniel KIRSCH, il y avait une entente parfaite avec la municipalité de Saint Jean de Braye, «La seule chose qui a été écrite par la ville de Saint Jean de Braye» - elle permet juste à la ville de garder un œil sur une association qui utilise des locaux municipaux, rien de plus -
Capitaine Pascal Thauvin, l’aventure………… l’aventure……………. Lors d’une interview téléphonique en janvier 1986 à la radio.
Voici le texte intégral de la conversation téléphonique de J.L avec Pascal Thauvin.
Pascal Thauvin, Rires… vous savez sans doute que nous sommes une association ? Rires à nouveau.
J.L, Cela vous fait rire ?
Pascal Thauvin, Oui (encore des rires) ce qui me fait rire, c’est que vous appeliez Jean Ducon…
J.L, Non c’est Lecon
Pascal Thauvin, Oui c’est cela… ben vous savez les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, soit par téléphone, soit par courrier. Si vous me faites une lettre, je la transmettrai au conseil d’administration et là nous pourrons peut-être faire quelque chose. Mais quels sont les arguments avancés ?
J.L, Je tenais surtout à vous téléphoner pour savoir ce que vous penseriez de cette conclusion.
Pascal Thauvin,
Vous travaillez sans doute ? (Voix hautaine, calme et déterminée) Si votre travail ne vous satisfait pas, vous allez ailleurs ? Ce que je fais m’intéresse puisque je suis là.
J.L,
Vous maintenez donc votre politique radiophonique envers et contre une partie d’un auditorat qui ne vous est pas acquise ?
Pascal Thauvin,
Oui… mais si l’on me donne des arguments valables, je pourrai peut-être faire quelques chose… Des dénonciations gratuites… non, exemple, je ne regarde pas ce qui se passe dans les autres radios.
J.L,
Il est bon parfois de porter un regard critique.
Pascal Thauvin,
Je réponds à toute critique quelle qu’elle soit, négative ou positive, et je suis toujours content que l’on m’appelle ou m’écrive. Mais ce qui me tiens à cœur, ce sont les raisons de jugements aussi simplistes que le vôtre… (Pascal Thauvin s’est défilé sur la question des confrères et c’est bien dommages)
- Là encore le dialogue s’éternisa, Pascal Thauvin cherchant à l’évidence à connaître les tenants et les aboutissants de la CROTTE. Le tour du pot lui fut bien plus désagréable que son contenu, du moins est-ce l’impression qu’il nous a donnée. Il suggéra de participer à ce Comité d’écoute pour constater par lui-même les bévues effectives de certains animateurs. Il affirme également que l’on pouvait déterminer quelle station écoutait une personne «X» simplement en examinant sa façon de se vêtir (plutôt étonnant et simpliste comme affirmation) que les personnes qui veulent de la «qualité» écoutent France Inter ou France Culture, pour les autres la « popularité » d’une station est ce qui oriente leur choix (merci pour les moutons) Un développement aussi large sur une affirmation aussi simpliste et gratuit mérite une médaille : Pascal Thauvin -Le pédant de la bande-
La rédaction de J.L,
Et pour finir, Pierre Pagès est parti pour 6 mois de repos bien mérité y laissant plumes et illusions ? Vrai qu’il n’avait pas toujours bon caractère, mais il a su tenir la pavé pendant un an et réussi à remonter «la radio loisirs» au 3e rang d’après le sondage IFOP du mois de juillet 1985. Toujours autant de boy scoutisme à l’antenne et portes grandes ouvertes aux diverses associations locales. Encore pas mal de parlottes et de tubes débranchés qui lui confèrent cet aspect pittoresque des radios libres de naguère. Le bénévolat fait encore partie de la soupe radiophonique, et c’est peut-être cette raison qui la rend sympathique.
Fin 1986, c’est M.Maurey la vice-présidente, qui s’occupe de RADIO 5 en attendant le retour éventuel de Pascal Thauvin, parti en maison de repos en Savoie, la station existe toujours contre vents et marées. Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.
Période de mai 1988 au 14 avril 1989.
Mais à RADIO 5, ce n’est pas vraiment le silence qui règne, plutôt un remue-ménage annonciateur d’une période de transition. Le Président Pascal Thauvin à cesser d’émettre le 20 mai 1988 et depuis l’intérim est assuré par les habitués et la vice-présidente M.Maurey, qui y passe de très longues journées «La radio tourne toujours dans le même esprit» assure t’elle.
De joyeux sujets qui ne doivent pas masquer les difficultés auxquelles a dû faire face la station. Problèmes conflictuels, d’abord, entre les responsables qui se sont succédés et dont certains avaient une conception de l’autorité… sans partage. Problème de lassitude des animateurs bénévoles, obligés d’amener leurs disques et qui trouvent le travail trop prenant. D’autres n’étaient pas assez motivés, et les tensions existantes dans la Direction n’ont rien fait pour améliorer la situation.
Problèmes financiers. De 1985 à 1987, de nombreux frais injustifiés ont entrainé des dettes qui n’ont été réglées qu’en décembre 1987. A la station, on parle pudiquement d’erreurs de gestion. Bref la situation n’était pas des plus saines.
RADIO 5 va donc tenter au début de juillet 1988 de se démarquer des radios qui font «de la musique étrangère» «Notre clientèle, c’est surtout les plus de 25 ans, annonce t’ont à la radio, ont ne touche pas trop les jeunes» L’un des grands «trucs» de la station, c’est le disque à la demande, chaque soirée et chaque nuit et les émissions à thèmes.
La rentrée 1988, ce sera d’abord et avant toutes choses, un effort sur le matériel, les traitements du son seront différents. On va changer les platines… Un service Minitel sera également mis sur pied, dans lequel on trouvera pêle-mêle, petites annonces, programme et hit.
Dernier coup de pinceau prévu, le service commercial qui doit être restructuré. La radio vit avec les annonceurs et ne bénéficie d’aucune subvention. Seul le local est gracieusement prêté par la mairie.
Le nouveau Président «le cinquième du nom» fraichement élu, il s’agit de Alain Mestre, a donc du pain sur la planche. Mais à RADIO 5, on n’a pas peur de l’ampleur de la tâche. On y croit, répète t’on à l’envi.
Le 22 août 1988, RADIO 5 est morte.
Radio 5, n’est plus, Radio Leader Centre. La petite station a décidé de faire peau neuve. Exit l’ancienne dénomination. R.L.C a prix le relais sur le 99.6 Mhz. Exit aussi de l’ancienne Direction: Pascal Thauvin qui tenait les rênes depuis juin 1985, a été remercié en mai 1988. Pour lui succéder, le conseil d’administration a choisi l’ancien trésorier de l’association, Alain Mestre. Ces changements s’accompagnent en outre de modification en profondeur. Depuis le 22 août l’équipe de R.C.L «une vingtaine de bénévoles et sept stagiaires TUC» n’a plus qu’un objectif en tête, améliorer le taux de pénétration de la radio «sondage de septembre 1987 à 1%» qui couvre un rayon d’une trentaine de kilomètres à partir du Château des Longues Allées.
Pour y parvenir, la nouvelle direction a choisi de mieux structurer ses émissions. Et de changer par la même occasion sa programmation en 90% de chansons française, des années 60 aux années 80, explique, la vice-présidente, M. Maurey.
Une fois encore et en tout état de cause, l’équipe de R.C.L y croit, comme au bon vieux temps des années 1980. Convaincue par la nécessité d’inclure des infos locales, elle travaille à la mise en place des flashes.
Le 15 avril 1989 R.L.C n’émet plus
Radio Leader Centre n’émet plus, victime d’un acte de vandalisme, l’ex RADIO 5 à vu son antenne, carrément sectionnée. Les faits se sont déroulé le vendredi, peu après 1 heure. Selon les responsables de la station, en effet, la radio a retransmis jusqu’à 1h30 les programmes émis par satellites. Or, une demi-heure plus tard cependant les émissions étaient interrompues. M. Maurey, affirme que les auteurs ont cherché dans un premier temps à couper le câble reliant l’émetteur à l’antenne, comme cela s’était déjà produit en octobre 1988. Devant l’impossibilité de parvenir à leurs fins, ils s’en sont pris à l’antenne.
Dérange t’on parce que l’audience remonte ? «Les sondages étaient seulement de 1.6% au 9 décembre 1988» s’interrogeait M. Maurey, la vice-présidente. Toujours est-il que cet incident constitue un coup dur, pour la radio associative, qui estime le montant de son préjudice à 80.000 Francs (12.200€) La vice-présidence de la station à porter plainte. Mais on ne se sait toujours pas, quand reprendront les émissions.
Actes gratuits, l’enquête stagne. Faute d’argent, les émissions reprendront début juin, mais surtout affaibli financièrement et endetté, le conseil d’administration se vend au réseau Skyrock, sous forme de franchise.
Le 4 juillet 1989, marque le début des émissions de Skyrock sur Orléans. L’ex-équipe de Radio Leader Centre se charge de collecter des fonds publicitaires pour un partenariat avec Skyrock. Ce partenariat cessera en décembre 1989, après quelques jours de silence sur la fréquence 99.6 Mhz. La radio parisienne reprend du service avec des programmes parisiens.
Audience de RADIO "Source La République du Centre"
- Année 1982-1983 4.10%
- Année 1983-1984 3.40%
- Année 1984-1985 1.30%
- Année 1985-1986 1.00%
- Année 1986-1989 1.00% (RLC)
Remerciements pour les archives à:
- Les Nouvelles d’Orléans
- La République du Centre
- Le magazine Vitrine
- Informations Municipales de Saint Jean de Braye
- Coup d’œil
- Le journal La Croix
- Cité Magazine
- Communications Locales
- La Nouvelle République de Centre-Ouest
- Le Petit Futé
- Le journal d’Auchan
Quelques autres informations sur les sites
http://www.labandefmduloiret.com/rubrique,radio-5-far-mega-kiss-fm-rvl,1094404.html
http://www.schoop.fr/histos/45_radio5.php
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